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Fondation du quotidien Le Droit

mars 27, 2015

Photo:  la une du 27  mars 2013 marquant les 100 ans d'existence du quotidien Le Droit. Source: 94,5 Unique Fm

Photo: la une du 27 mars 2013 marquant les 100 ans d’existence du quotidien Le Droit. Source: 94,5 Unique Fm

par  Daniel Marchildon  (collaboration spéciale)

Les journaux de langue française en Ontario ont une longue histoire marquée par des naissances et des mortalités.  Un seul a traversé tout le XXe siècle.

Le journal Le Droit d’Ottawa est né pour lutter contre le Règlement XVII.  Cette loi, adoptée par le gouvernement de l’Ontario en 1912,  interdit l’utilisation du français dans les écoles de la province. Le 27 mars 1913, le nouveau quotidien publie son premier numéro.

Les Oblats d’Ottawa, une communauté religieuse, détiennent la majorité des actions du  Droit. Sa devise, « L’avenir est à ceux qui luttent », donne le ton.

Au lendemain de la victoire contre le Règlement XVII, le seul quotidien de l’Ontario français grandit.  En 1929, Le Droit emménage dans un nouvel édifice. En 1942, le journal se porte acquéreur de la station radiophonique CKCH,  à Hull. Le journal compte alors 15 000 abonnés.

Le Droit déménage dans  un nouvel édifice de la rue Rideau à Ottawa en 1955. Durant les années 1960, il ferme ses bureaux de North Bay, de Sturgeon Falls et de Sudbury.  Il cesse de publier son édition du Nord.  Le Droit

La bénédiction des nouveaux locaux du Droit au 375, rue Rideau (1955) Source: Univerisité d'Ottawa, CRCCF, Fonds Le Droit (C71)

La bénédiction des nouveaux locaux du
Droit au 375, rue Rideau (1955) Source: Univerisité d’Ottawa, CRCCF, Fonds Le Droit (C71)

s’intéresse alors de plus en plus à sa clientèle québécoise qui représente les deux tiers de ses lecteurs.   En 1977, le tirage du Droit atteint son record de 50 000 copies.

Les Oblats vendent le journal à l’entreprise montréalaise Unimédia, en 1983. Quatre ans après, UniMédia passe aux mains de la multinationale Hollinger de  Conrad Black.

En février 1988, une grève empêche le quotidien de publier pendant 11 semaines. Le Droit réapparaîtra, mais en format tabloïd. Le journal continue de défendre les droits des Franco-Ontariens, mais il n’est plus d’envergure provinciale.

Or, pour un vieux né en 1913, il se porte quand même bien.

 

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