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Marie-Rose Turcot

5 juillet 2015

Marie-Rose Turcot, vers 1927. Source : Université d’Ottawa, CRCCF, Fonds Marie-Rose-Turcot (P22), Ph22-7.

Marie-Rose Turcot, vers 1927. Source : Université d’Ottawa, CRCCF, Fonds Marie-Rose-Turcot (P22), Ph22-7.

Née à Laurierville (Québec) le 2 juillet 1887, fille de Georges Turcot, député à la Chambre des communes sous Wilfrid Laurier et de Belzémire Rousseau, Marie-Rose Turcot étudie au Couvent de Plessisville (Québec) et complète ses études en littérature et en philosophie à l’Université d’Ottawa sous la direction du chanoine Léon LeBel. Elle entre au Service civil vers l’âge de 20 ans. Elle décide par la suite de mener une carrière de journaliste et d’écrivaine. Son premier recueil de contes, L’Homme du jour, est primé par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal en 1920, proposant entre autres la nouvelle La Brodeuse de dragons et le conte Nestor et Picolo. Après avoir brièvement prêté sa plume aux Annales de l’Institut canadien-français d’Ottawa en 1924, elle collabore régulièrement à diverses revues dont La Revue moderne (1928-1929) et L’Oiseau bleu (1930-1940), puis dirige la page féminine du quotidien Le Droit de 1934 à 1950. Elle a écrit pour les femmes dans les pages du Droit, leur expliquant comment bien réagir aux colères de leur mari, ou encore comment bien élever leurs enfants, signant parfois sous le pseudonyme Constance Bayard, d’autres fois sous son vrai nom. Incontournable à cette époque, la religion trouvait régulièrement sa place dans ses chroniques. Lors du congrès du Conseil international des femmes, tenu à Washington en mai 1925, elle est attachée au secrétariat français. En 1936, elle effectue un voyage en Europe en compagnie de l’archiviste Simone Routier et de l’ethnologue Luc Lacourcière.

Deux pages du journal de Marie-Rose-Turcot, vers octobre 1936. Université d’Ottawa, CRCCF, Fonds Marie-Rose-Turcot (P22), P22-2-2.

Deux pages du journal de Marie-Rose-Turcot, vers octobre 1936. Université d’Ottawa, CRCCF, Fonds Marie-Rose-Turcot (P22), P22-2-2.

Turcot s’intéresse à la critique littéraire et aux arts, mais aussi à l’histoire et à la politique. Elle fit aussi une incursion dans le monde de la radio, animant une quarantaine d’émissions sur la littérature à la station CKCH de Hull, en 1940 et 1941. Après avoir quitté Le Droit, elle a écrit pendant une douzaine d’années (1950-1962) pour Notre Temps, à Montréal. Elle a fait partie d’un grand nombre d’organisations professionnelles, comme la Société des écrivains canadiens-français, la Société d’étude et de conférences, le Canadian Women’s Press Club d’Ottawa et l’Association des femmes journalistes. Marie-Rose Turcot publie, entre autres, L’Homme du jour (1920), Nicolette Auclair (1930) et Au pays des géants et des fées (1937), Le Maître (1940). Elle est aussi l’auteure du roman Un de Jasper (1933).

Elle s’éteint à Orléans, en banlieue d’Ottawa, le 27 novembre 1977.

"MARIE-ROSE TURCOT 1887-1977" - Ottawa, Ontario - Photo tiré du site : Waymarking.com

« MARIE-ROSE TURCOT 1887-1977 » – Ottawa, Ontario – Photo tiré du site : Waymarking.com

Saviez-vous que ?

Dans son rôle de chroniqueuse et billettiste, elle expliquait aux femmes leur « rôle » d’éducatrice.

Le 25 juin 2005, la Fiducie du patrimoine de l’Ontario a dévoilé une plaque commémorant la vie et l’œuvre de Marie-Rose Turcot devant la succursale Rideau de la Bibliothèque publique d’Ottawa.

 

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