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Charles-Alfred Paradis

23 mars 2015

L’Abbé Charles Alfred Marie Paradis construisant une maison en rodins. Artiste: C.A.M.Paradis Pinx (1882)

Natif de Saint-André-de-Kamouraska (Québec), Charles-Alfred Paradis est né le 23 mars 1848. Après ses études primaires, il est pensionnaire au collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière avant de se diriger vers le noviciat des Oblats-de-Marie-Immaculée à Lachine.

Entre 1878 et 1881, il est professeur d’art au Collège d’Ottawa.

Il est ordonné prêtre oblat en 1881 et se rend en mission sur les bords du lac Témiscamingue à la mission St-Claude, puis à la baie d’Hudson. Il travaille avec le frère Joseph Moffet à l’établissement d’une ferme modèle dans la Baie Kelly (actuelle Ville-Marie). En 1884, il est muté à Montcerf près de Maniwaki et à la fin des années 1880, il consacre ses énergies à coloniser la région entre North Bay et Temagami, en Ontario.

Il fonde de nouvelles paroisses et touche même à l’exploitation agricole et à l’exploration minière, notamment la prospection de l’or. Paradis s’occupe activement de rapatrier des Canadiens français de l’État du Michigan dans la région de Verner.

Auteur d’un essai sur une société de missionnaires colonisateurs, il publie un récit de voyages intitulé De Témiscamingue à la baie d’Hudson (1900). Il a aussi écrit un ouvrage sur la méditation.

Lettre de Charles-Alfred-Marie Paradis, prête missionnaire, à Charles Siméon Omer Boudreault, président de l'Association canadienne-française d'éducation d'Ontario, Timagami, Ontario, p. 1, 21 octobre 1912. Université d'Ottawa, CRCCF, Fonds Association canadienne-française de l'Ontario (C2), C2/164/22.

Lettre de Charles-Alfred-Marie Paradis à Charles Siméon Omer Boudreault, 21 octobre 1912. Université d’Ottawa, CRCCF, Fonds Association canadienne-française de l’Ontario (C2), C2/164/22.

En 1926, il prend sa retraite et déménage chez les Clercs de Sainte-Croix à Montréal. Il meurt à Montréal le 10 mai 1928.

Saviez-vous que ?

Un lieu nommé Paradis Bay a été colonisé par le père Charles Alfred Paradis en 1882, comme ferme modèle pour de futures possibilités de colonisation au lac Timiskaming. Situé sur les berges du lac dans le canton de Lorrain, il y eut une dizaine de fermes et un bureau de poste de 1915 à 1919.

Artiste de talent, c’est au cours de ses nombreux voyages en canot qu’il apporte dans ses bagages ses cahiers à

dessin. Plusieurs de ses dessins seront transformés en aquarelles. On retrouve beaucoup de ses œuvres dans les archives nationales de Québec et d’Ottawa.

Une plaque commémorative provinciale est érigée par la Fiducie du patrimoine ontarien commémorant le père Charles Alfred Paradis, située à l’emplacement de l’église St-Jean-Baptiste, rue Main à Verner.

En 2014, les auteurs Danielle Lacasse et Bruce Hodgins publient l’ouvrage Le père Paradis : missionnaire colonisateur aux Presses de l’Université Laval.

Texte : Jean Yves Pelletier