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Fulgence Charpentier

25 juin 2015

Fulgence Charpentier, 14 février 1983. Créateur : Gilles Benoît, Le Droit. Source : Université d'Ottawa, CRCCF / Fonds Le Droit (C71) Ph92-4-140283FUL31

Fulgence Charpentier, 14 février 1983. Créateur : Gilles Benoît, Le Droit.
Source : Université d’Ottawa, CRCCF / Fonds Le Droit (C71) Ph92-4-140283FUL31

Originaire de Sainte-Anne-de-Prescott, Fulgence Charpentier est né le 29 juin 1897.

Il fait ses études au Séminaire de Joliette et à l’école de droit Osgoode Hall (Toronto).

Courriériste parlementaire à Ottawa (1922-1930) pour Le Droit, La Presse, Le Soleil et Le Canada, il travaille comme secrétaire de ministre puis aux journaux français de la Chambre des communes à partir de 1936. Entre-temps, Fulgence Charpentier a été membre du bureau des commissaires et maire adjoint de la Ville d’Ottawa à la fin des années 1920 et au début des années 1930. Il s’est aussi présenté candidat à la mairie, mais il a été défait.

Il dirige le Bureau canadien de la censure durant la Seconde Guerre mondiale. Fulgence Charpentier entre au ministère des Affaires extérieures en 1947 et devient successivement attaché culturel à Paris (1948-1953), chargé d’affaires en Amérique du Sud (1953-1957) et à Haïti (1957-1960), puis ambassadeur en Afrique (Cameroun, Gabon, Tchad, République centrafricaine et Congo-Brazzaville), de 1962 à 1965.

Bureau du rédacteur en chef du journal Le Droit (1923). On y voit Fulgence Charpentier, Charles Gautier et Gilbert-Ovila Julien. Source : Université d'Ottawa, CRCCF / Fonds Le Droit (C71) Ph92-29.

Bureau du rédacteur en chef du journal Le Droit (1923). On y voit Fulgence Charpentier, Charles Gautier et Gilbert-Ovila Julien. Source : Université d’Ottawa, CRCCF / Fonds Le Droit (C71) Ph92-29.

À son retour au pays, il accepte ce qu’il croit être un dernier mandat, soit les relations avec les médias pour l’Exposition universelle de 1967, à Montréal. Puis le quotidien Le Droit lui offre le poste d’adjoint au rédacteur en chef; à 70 ans, Fulgence Charpentier signe chaque semaine une chronique internationale. En 1944, il devient membre de l’Ordre de l’Empire britannique, puis est décoré de l’Ordre du Canada (membre en 1978 et officier en 1999).

Marié deux fois, il est père de six enfants. Fulgence Charpentier meurt à Ottawa le 6 février 2001, à l’âge de 103 ans.

Membres de la direction du journal devant les portes du deuxième édifice, au coin des rues George et Dalhousie. Gilbert Julien, Edgard Boutet, Rosaire Barrette, Émile Boucher (chef des nouvelles), Charles Gautier (rédacteur en chef), Fulgence Charpentier, Charles Michaud, vers 1920. Originale dans l'album Le Droit à ses débuts, anciens employées. Source :   Université d'Ottawa, CRCCF / Fonds Le Droit (C71) Ph92-6.

Membres de la direction du journal devant les portes du deuxième édifice, au coin des rues George et Dalhousie. Gilbert Julien, Edgard Boutet, Rosaire Barrette, Émile Boucher (chef des nouvelles), Charles Gautier (rédacteur en chef), Fulgence Charpentier, Charles Michaud, vers 1920. Originale dans l’album Le Droit à ses débuts, anciens employées. Source :
Université d’Ottawa, CRCCF / Fonds Le Droit (C71) Ph92-6.

Saviez-vous que ?

Fulgence Charpentier est un journaliste et un diplomate qui a chevauché trois siècles.

En 1997, Le Monde publie un hommage au journaliste centenaire, nommé alors chevalier de l’Ordre de la Légion d’honneur. Dans les dernières années de sa vie, il est considéré comme étant le plus vieux journaliste actif au monde.

Un trophée de la Chaîne des rôtisseurs, bailliage du Canada, porte son nom.

La plaque en l'honneur de Fulgence Charpentier installée au Cimetière Beechwood, à Ottawa. Source : Étienne Ranger, journal LeDroit.

La plaque en l’honneur de Fulgence Charpentier installée au Cimetière Beechwood, à Ottawa. Source : Étienne Ranger, journal LeDroit.

Le fonds de bourse LeDroit – Fulgence-Charpentier (FAEO), créé en 2008 et administré par la Fondation de La Cité, permet de remettre des bourses à des étudiants de journalisme en vue de contribuer à la relève journalistique.

En 2013, une plaque historique est installée dans le cimetière Beechwood d’Ottawa dans le cadre de la série de plaques « Portraits d’éminents Canadiens » du cimetière. Cette plaque est située en face de la plaque au sol marquant l’endroit où M. Charpentier a été inhumé.

Texte : Jean Yves Pelletier